Après notre visite du Machu Picchu, nous retournons loger à Cusco. La pluie et les orages sont toujours fréquents, mais un des rares jours de beau temps nous permet de visiter les ruines de Sacsayhuaman sous le soleil. Des énormes blocs de pierre ajustés entre eux au millimètre, certains pesant plusieurs centaines de tonnes… et un grand mystère quant à la méthode employée pour les assembler. Peut-être que la potion magique de Panoramix est passée par là ?



Nous trouvons également un toboggan Inca dans la zone d’extraction des pierres. Pas très sécurisé mais bien glissant, je vous laisse juger :



Malheureusement pour nous, l’éclaircie n’était que de courte durée, et c’est sous un temps très couvert que vous visitons les ruines de Pisac. Pour les amateurs de terrasses agricoles, il y a de quoi faire ! Le site est très étendu avec encore des marches inégales partout. Je pense que nous avons eu notre dose d’escaliers pour le reste de l’année !






Pour notre dernier jour à Cusco, le soleil ne voulant pas revenir, nous avons décidé de faire un tour au sanctuaire animal Cotahuasi. C’est un refuge pour les animaux blessés ou sauvés du traffic illégal. Quand c’est possible ils sont ensuite réintroduits dans la nature, à condition qu’ils aient eu le temps d’apprendre à se débrouiller seuls. Nous pouvons donc observer de près les animaux locaux : un ours à lunettes, des vigognes, des lamas et des alpagas bien sûr (mais là rien d’exceptionnel), des faucons, des condors, des perroquets… et même un puma ! En photos c’est tout de suite mieux :










En rentrant de notre visite nous craquons pour une raclette andine, avec ingrédients locaux mais dans un resto français.

Le jour suivant ce festin nous reprenons encore le bus, pour Puno cette fois, sur les rives du lac Titicaca. 7h de trajet, avec un programme télé un peu mieux que les dernières fois, mais ça reste long. Nous arrivons en même temps que l’orage, alors que je m’attendais à un beau ciel bleu dans cette région. Heureusement le beau temps revient le lendemain. Nous visitons rapidement la ville, plutôt moche mais animée. La fête de Puno ayant lieu le 5 novembre, il y a beaucoup d’événements prévus. Nous assistons à l’arrivée d’une course : ils vont plus vite à 3800 mètres d’altitude que nous au niveau de la mer… Cette fois pas de visite du marché, j’ai eu ma dose de viande sanguinolente et d’odeurs de pourriture pour ce voyage ! En rejoignant le port du Lac Titicaca nous croisons une sorte de carnaval, avec des costumes magnifiques et des danses.




Nous embarquons ensuite pour les îles flottantes d’Uros. Il faut avoir de la patience sur le lac, notre bateau n’avance pas très vite. Les îles reçoivent les touristes à tour de rôle, avec un rituel très semblable. Nous débarquons sur la notre, on nous accueille avec des chants, explications des traditions et de la construction des îles, grâce au roseau qui pousse sur le lac. On nous propose ensuite de visiter une des maisons, d’essayer des vêtements traditionnels, et bien sûr d’acheter de l’artisanat. Même si la visite est très touristique, on se sent bien dans le calme et la simplicité des îles Uros, et nous ne regrettons pas notre visite.




En repartant nous croisons une des îles qui sert de terrain de foot (même sur le lac le foot c’est important, c’est le Pérou que voulez-vous !). Mieux vaut éviter de laisser filer le ballon, car il n’y a aucune protection autour du terrain. Encore une fois l’orage arrive, mais nous offre au passage un superbe arc-en-ciel depuis le port.


Le jour suivant nous allons visiter le site de Sillustani, un de mes coups de cœur du voyage, vraiment. On y trouve des « chullpas » (des tombes) des périodes pré-Inca et Inca, le tout sur une colline avec vue sur le lac Umayo. Un lieu très beau et très zen. Il y a pire comme endroit pour passer l’éternité !





Sur le retour nous visitons une ferme traditionnelle où l’on nous propose une dégustation et des démonstrations de tissage. Pour une fois il y a surtout des chats, ça change des chiens, et je leur fais plein de photos.
De retour à Puno nous devons affronter une armée de petits monstres : c’est Halloween et ici ça ne rigole pas ! Tous les enfants en costume, et toutes les familles sont de sortie dans les rues du centre. Même au supermarché les caissiers sont déguisés, et pas qu’un peu ! C’est assez comique de voir le masque de Scream vérifier qu’on ne lui refile pas de faux-billets avant d’emballer les courses de ses clients.
Nous terminons notre voyage avec une petite journée tranquille. En allant vers le port nous croisons le pédalo de OSS117 (les fans comprendront) :


Nous faisons une petite escapade à Chucuito, un village au Sud de Puno. Finalement peu d’intérêt comparé à la description du Routard, mais nous trouvons une avancée sur le lac où la vue est magnifique.



Le lendemain nous retournons en bus à Arequipa (encore 7h de bus, youpi on adore ça !), et ensuite trois avions pour enfin atterrir à Paris, 19 heures plus tard. Iberia et LAN nous ont encore montré leurs talents de ponctualité, mais traverser tout l’aéroport de Madrid en courant c’est bon pour le cardio après tout. Une fois à Paris un de nos bagages manquait à l’appel, heureusement il m’a été livré deux jours plus tard… avec trois de mes souvenirs cassés. Merci Iberia donc, il n’y a pas à dire ils ont assuré jusqu’au bout. Mais le principal c’est que nous sommes bien arrivés en France, où je termine cet article maintenant que les effets du jetlag sont passés. Cette fois c’est certain, c’est le dernier article, merci à tous ceux qui m’ont lue pendant ces 6 mois et demi, et merci pour vos commentaires, vos retours et vos encouragements. J’embarque pour une nouvelle aventure, moins photogénique mais pas forcément plus évidente : trouver un premier emploi… mais en France, ça suffit les voyages pour le moment. Comme le dit Orelsan :
« Au fond j’crois qu’la terre est ronde
Pour une seule bonne raison…
Après avoir fait l’tour du monde
Tout c’qu’on veut c’est être à la maison »























































